Nouvelle page de mon journal : j'arrête la viande ! Je vous y parle de la prise en compte du bien-être animal et de la société de surconsommation...

13/05/2020 – J’arrête la viande !

Voilà, je viens de prendre une grande décision : j’arrête la viande ! Ou du moins, ça fait un petit moment que j’y réfléchis. Mais jusque-là, je ne pouvais pas réellement m’y résoudre… Et comme pour beaucoup de choses, le confinement est venu donner un bon coup de pied à mes habitudes culinaires !

J’arrête la viande : qu’est-ce qui a motivé ma décision ?

En fait, j’ai toujours eu cette ambivalence… D’aimer les animaux et de prôner haut et fort vouloir défendre leurs droits, mais de valider implicitement la cruauté perpétrée à leur égard en continuant à m’approvisionner en grande distribution.

Comme vous le savez, l’arrivée du virus m’a poussée à me remettre en question en profondeur. Sur mon rapport à la nature notamment. Je me suis dit qu’il s’agissait peut-être là d’une sorte de signal. Ou peut-être pas d’ailleurs. Le virus ne nous est peut-être pas envoyé par la nature. Mais c’est dans tous les cas une évidence dont il nous faut prendre conscience : nous sommes allé(e)s trop loin. Dans l’indifférence, dans l’inaction face aux violences occasionnées par la surconsommation… Dans cet entêtement à croire que le monde nous appartient, alors que l’inverse serait surement plus adapté…

Cela combiné à mon propre cheminement dans le cadre du développement personnel, j’en suis arrivée à un stade où je ne pouvais plus continuer comme avant. Alors j’ai pris cette décision : dès qu’on sort du confinement, j’arrête la viande. Je prendrais également d’autres mesures en termes d’écologie, mais devenir végétarienne sera mon point de départ. Et depuis dimanche, je m’y tiens…

J’arrête la viande : pourquoi c’est compliqué ?

Pour de nombreuses personnes, cette décision n’aura rien de très compliqué. Mais pour moi, ça l’est. Pour deux raisons en fait :

  • J’ai toujours aimé la viande, je ne m’en cache pas, et si j’arrête ce n’est en rien par rapport au goût ! Certaines personnes sont dégoûtées par la viande, mais c’est loin d’être mon cas. Si j’avais pu avoir la garantie d’une alimentation plus « éco-responsable », je n’aurais peut-être jamais arrêté. Mais dans le doute…
  • Je m’inquiète quant aux apports protéiniques. Je pratique pas mal de sport, comment être sure de ne pas risquer de perdre de la masse musculaire ? J’ai entendu parler d’une vidéo sur Netflix qui parlerait de ce sujet… Je finirais sans doute par la regarder pour me rassurer. En attendant, je me suis tournée vers les steaks de soja et les légumes naturellement protéinés.

J’arrête la viande mais je ne suis pas encore végane !

Je ne suis pas super au clair sur tout ce qui est végétarisme, végétalisme… Pour le moment, j’ai surtout choisi de faire une sorte de régime « à ma sauce ». Peu importe le nom que vous y donnez !

Du coup, j’arrête la viande, mais je n’arrête pas tout ce qui provient des animaux pour autant :

  • Les œufs : Je n’ai pas l’intention d’arrêter les œufs pour le moment. Je me dis qu’ils ne sont pas fécondés et que, techniquement, c’est moins cruel. En revanche, je suis très vigilante au petit « 0 » qui indique que l’œuf a été pondu dans de bonnes conditions. Et si un jour j’arrive à avoir mon propre poulailler, je serais la plus heureuse des femmes ! Déjà parce que mon côté princesse Disney aime beaucoup l’idée de vivre au milieu des animaux. Ensuite, parce que je serais sure de leurs conditions de vie !
  • Le lait : Je ne digère pas le lait de façon générale, et je pense que le lait de vache est mauvais pour ma santé. Pour autant, et aussi contradictoire que cela soit, je n’arrête pas le lait ! Oui je sais, c’est bizarre… J’essaie de passer progressivement sur du lait d’amande. Si vous avez des conseils sur ce point, je suis preneuse !
  • Le poisson : Je pense qu’à terme je mettrai fin à ma consommation de poisson également mais pas pour l’instant. Je me dis que j’ai besoin d’y aller progressivement… Mais j’avoue que la surconsommation est également une réalité au niveau de la pêche et que cela m’interroge. Peut-être juste essayer de faire appel à des petits producteurs, avec une pêche un peu plus raisonnée !

Industrie alimentaire : on en est où ?

La production mondiale de viande en 2016 était de 317 millions de tonnes, et de 323 millions de tonnes l’année suivante. Quid du gaspillage ? Des produits périmés qui partent à la poubelle ou du steak trop gros qu’on arrive pas à finir ? Qu’en est-il de l’animal sacrifié en vain ? Juste au cas où on en aurait voulu ?

Si certains pays ne peuvent pas bénéficier de nourriture en quantité suffisante, d’autres en ont bien plus que nécessaire. C’est un fait. La surconsommation condamne une faune sans défense, parfois en vain. Just for fun, comme dirait l’autre. Et on va crier au scandale si un loup vient attaquer un poulailler ou qu’un animal sauvage se rapproche des habitations…

Des labels ont commencé à apparaître. Je m’amuse, pour ma part, de constater qu’entre le jambon sans nitrite ou sans antibiotique, il faut choisir. Comme si simplement proposer de la viande « saine » n’était pas envisageable. 4 euros le cancer sur pattes ! Plutôt chouette non ?

On nous garantit également de la viande 100% Française, mais comment être assuré(e)s des conditions de vie de l’animal quand on voit les horreurs qui circulent sur le net ? Toutes ces fermes qui maltraitent les animaux, vont jusqu’à leur mettre des hublots parce que c’est plus pratique… Non, si moi j’arrête la viande, mon but n’est pas de condamner le lecteur qui veut continuer à en manger. Juste d’interroger sur les conditions actuelles de consommation.

J’arrête la viande : ma façon de contester le système actuel

En fait, si j’arrête la viande, c’est parce que je pense que le changement est nécessaire. Et il passe par une prise de conscience. Nous allons trop loin. Et les ressources offertes par la nature ne sont pas illimitées.

Alors, oui bien sur, on peut fermer les yeux et se dire que, si ça se trouve, ça n’aura pas de répercussion de notre vivant. Mais la vie, de façon générale, est bien plus importante que nous. Il y avait de la vie avant nous et j’ose rêver qu’il y en aura après. Reste à savoir dans quelles conditions. De nombreuses personnes commencent à considérer l’être humain comme le cancer de la planète… Faut-il obligatoirement le rester ?

Le truc, c’est que changer signifierait revoir notre mode de vie. Accepter de faire des concessions. Concessions qui, au fond, seraient sans doute bénéfiques pour notre santé. Mais qui seraient moins confortables. Et je doute que tout le monde y consente… Il n’y a qu’à voir la ruée vers les fast-food qui a suivi les réouvertures des drives !

Bref… J’arrête la viande parce que je pense que c’est nécessaire pour que je sois en accord avec mes valeurs. Mais, au fond, je sais que c’est bien loin d’être suffisant !

J’arrête la viande : tout conseil est bon à prendre !

Comme vous l’avez probablement déjà compris, si j’arrête la viande, on ne peut pas vraiment dire que j’y ai beaucoup réfléchi. C’est une décision viscérale, une sorte de coup de tête. Je suppose que nombre d’entre vous se seront, quant à eux, penchés de manière plus approfondie sur la question !

Auquel cas, n’hésitez pas à partager vos conseils en commentaire ! S’ils sont bons à prendre pour moi, ils seront très certainement aussi utiles à d’autres !

Et encore une fois, ne vous sentez pas « obligés » d’arrêter, ce doit être une décision qui vient de l’intérieur. Essayez juste de réfléchir à ce qu’il y a dans votre assiette ! Changer votre mode de consommation, c’est aussi ça commencer à changer le monde !

« Prendre soin de la nature, c’est garantir une bonne santé à l’humanité. »

Nacira Boukli-Hacene 
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