Vous avez besoin de tout contrôler ? Et cela nuit à votre bien-être et à vos relations ? Découvrez dans cet article les 5 clés pour vous en libérer !

Besoin de tout contrôler : 5 clés pour s’en libérer

Vous êtes aux prises avec votre besoin de tout contrôler ? Vous avez la sensation que cela vous complique la vie ? Voire même gâche parfois vos relations de couple ?

Ne pensez pas que vous êtes seul(e) dans ce cas. Le besoin de contrôle, à l’instar du besoin de reconnaissance, est quelque chose de très fréquent. Le problème, c’est que ce besoin repose sur un faux paradigme, parce qu’il n’est pas possible de tout contrôler ! Dès lors, surviennent les complications : frustrations, peurs, colères…

Mais pas de panique, il existe des solutions très efficaces, pour peu que vous soyez prêt(e) à les mettre en oeuvre !

Dans cet article, vous découvrirez :

  • En quoi consiste le besoin de tout contrôler ;
  • Les risques que cela peut engendrer dans votre vie et vos relations ;
  • Ainsi que les 5 clés pour vous en libérer !

Besoin de tout contrôler : en quoi ça consiste ?

Le besoin de tout contrôler est un sentiment très puissant associé à une peur. La peur de l’inconnu, de ce que vous ne maîtrisez pas. En somme, vous avez la sensation d’être en danger si vous ne gardez pas absolument tout sous votre contrôle.

Sauf que… Bien évidemment, vouloir tout contrôler est une quête illusoire. Au fond, même en étant adepte de la loi de l’attraction, l’individu reste sujet à une part d’aléatoire. Et surtout, il ne pourra jamais contrôler les autres personnes. Et c’est là que le bat blesse.

Parce que lorsque vous constatez que vous ne contrôlez plus rien, alors vous passez en mode alerte, en mode défensif. Et ça peut devenir très difficile à vivre, tant pour vous que pour votre entourage. Surtout que le besoin de tout contrôler est très facilement mis à mal…

Les 3 types de répercussions du besoin de tout contrôler sur votre quotidien

Le besoin de tout contrôler va avoir des répercussions sur plusieurs niveaux : personnel, relationnel et professionnel.

# Les conséquences personnelles du besoin de contrôle

De votre point de vue propre, le besoin de contrôle peut être considéré comme nocif. Pourquoi ? Parce qu’il équivaut à vous placer sous une forme d’injonction paradoxale : contrôler l’incontrôlable.

Dès lors, vous allez :

  • Mettre en place des « stratégies » pour répondre à ce besoin : perfectionnisme, manipulation dans certains cas… Vous prenez des allures de chef de chantier à qui rien n’échappe. Et si d’un côté, ça vous permet de développer certaines compétences, de l’autre ça peut devenir épuisant au quotidien, concourir à une forme de burn out ou de charge mentale…
  • Passer en mode panique lorsque votre besoin ne peut être assouvi : si vous constatez qu’une personne ou une situation échappe à votre contrôle, cela attise votre peur. Vous pouvez, dès lors, vous retrouver aux prises avec des émotions qui deviennent incontrôlables : crises d’angoisse, jalousie/possessivité extrême, accès de colère ou forme de dépression… C’est votre bien-être et votre état de santé qui peuvent finir par en pâtir.

Le besoin de tout contrôler va être la source d’une profonde souffrance du point de vue personnel.

# Les conséquences relationnelles du besoin de tout contrôler

Votre besoin de tout contrôler va également avoir des répercussions vis-à-vis de votre entourage. Vos proches risquent de ressentir ce contrôle comme une forme d’intrusion dans leur vie.

Que vous décidiez de tout ce qui concerne votre bébé peut être considéré comme naturel, encore que l’avis de votre compagne/compagnon est à prendre en compte. Mais dès lors que l’individu commence à grandir, voire même est déjà adulte, alors il ne vous appartient plus de décider de ses choix. Mais voilà, votre besoin de contrôle n’est pas du tout de cet avis !

Et c’est là qu’apparaissent les problèmes :

  • Dans le couple : l’autre peut se sentir étouffé(e) ou dépossédé(e) de son libre-arbitre. Ce qui, à terme, peut mettre en danger soit son bien-être, soit votre relation de façon générale. Il peut d’ailleurs s’agir là d’un schéma répétitif qui vous empêche de vivre des relations amoureuses saines et épanouies.
  • Avec vos enfants : si vous avez des enfants, alors vous savez qu’il est vain de chercher à contrôler ce qu’ils font. Les enfants aux tempéraments les plus « disciplinés » accepteront que vous leur dictiez ce qu’ils doivent faire pendant un certain temps (avec les répercussions que cela risque d’avoir sur leurs capacités à être autonome et leur confiance en eux à l’âge adulte). Pour tous les autres, vous n’aurez pas besoin d’attendre l’adolescence pour être confronté(e) à des attitudes d’opposition !
  • Dans vos relations en général : si le besoin de tout contrôler s’exprime majoritairement auprès de vos proches (pour lesquels vous pouvez nourrir des inquiétudes), il peut aussi avoir des répercussions sur vos relations élargies : ami(e)s, voisinage… Qui risquent, parfois, de prendre de la distance par rapport à vous.

Apprendre à aimer doit notamment passer par un lâcher-prise.

# Les conséquences professionnelles du besoin de tout contrôler

Au niveau professionnel, le besoin de tout contrôler va pouvoir s’exprimer :

  • Sur votre travail en lui-même : avec une surcharge de travail importante, du stress, des difficultés à déléguer ou une forme d’autoritarisme lorsque vous y êtes contraint(e)…
  • Sur vos collègues ou employés : qui peuvent avoir l’impression que vous ne leur faites pas confiance ou vous sentir trop agressif, trop à cran…

Le burn out est un risque à prendre en compte en considérant le fait que vous vous imposez des objectifs qui ne sont pas atteignables.

5 clés pour vous libérer du besoin de tout contrôler

Vous savez à présent à quel point le besoin de tout contrôler peut rendre votre vie compliquée ! Il est donc temps de découvrir comment vous en libérer…

# Clé n°1 : Prendre conscience de son besoin de tout contrôler

La première clé consiste à prendre conscience :

  • D’une part, du fait que vous avez ce besoin de tout contrôler ;
  • D’autre part, des moments où il se manifeste.

Si vous lisez cet article, c’est probablement que vous avez déjà conscience que quelque chose cloche. Le pas suivant va donc consister à parvenir à repérer ces moments où vous basculez en mode « contrôle ».

Les repérer est un préalable indispensable si vous souhaitez, par la suite, pouvoir agir dessus !

# Clé n°2 : Comprendre son origine

Et si vous faisiez une petite introspection ?

La plupart de nos peurs, nos croyances limitantes, nos blocages… ont une origine. Un point de départ. Quand bien même il s’agirait de quelque chose d’anodin de prime abord (une phrase que l’on vous aurait dite pour vous mettre en garde, une situation vécue…).

La seconde clé consiste donc à comprendre d’où vient ce besoin de contrôle…

Petit exercice pratique :

Munissez-vous d’un carnet et d’un stylo. A chaque fois que vous basculez en mode contrôle, prenez un moment pour prendre des notes. Décrivez la scène en détail : où étiez-vous, qui était votre interlocuteur s’il y en avait un, qu’avez-vous ressenti, qu’avez-vous pensé, quelle a été votre réaction…

Dans un deuxième temps, essayez de repenser à votre passé. Les moments difficiles ou particulièrement marquants dont vous vous souvenez. Puis réfléchissez. Y a-t-il, dans les éléments que vous avez notés, des similitudes avec une scène que vous auriez vécue ?

Si vous sentez que cet exercice est trop difficile à faire seul(e), n’hésitez pas à me contacter pour que je vous accompagne sur ce cheminement.

# Clé n°3 : Apprendre à gérer les crises

Vous avez appris dans un premier temps à repérer les moments où votre besoin de tout contrôler s’exprime. A présent, il va vous falloir les maîtriser.

Dès que vous sentez que vous basculez, le mieux reste encore de faire un pas de côté :

  • Vous pouvez prendre un instant pour vous poser la question : qu’est-ce qui m’empêche de lâcher prise ?
  • Vous pouvez également essayer de switcher complètement d’état d’esprit : s’éloigner de la personne ou de la situation anxiogène pour penser à des choses qui vous font sentir bien et en sécurité. Lorsque vous aurez retrouvé le calme, vous pourrez repenser à cette situation de façon plus apaisée, moins « réactionnelle ».

Gérer votre besoin de contrôle au moment où il s’exprime risque d’être compliqué dans les premiers temps. Mais, après tout, l’apprentissage vient de la répétition… Et vous constaterez progressivement que ça vous viendra de plus en plus naturellement !

# Clé n°4 : Prendre du recul pour contrer le besoin de tout contrôler

Il existe tout un tas d’exercices qui peuvent vous permettre de prendre du recul, sur vous-même et sur la vie en général. Parce que le bonheur ne tient pas tant aux événements extérieurs, qu’à ce que vous ressentez à l’intérieur. Et comme pour toutes choses, c’est un choix qui n’appartient qu’à vous.

Vous pouvez notamment vous essayer à :

  • La méditation ;
  • La pleine conscience ;
  • La cohérence cardiaque ;
  • L’art-thérapie ;
  • Certains sports, comme le yoga, tai chi, ou qi gong…

Si vous ne savez pas comment procéder, n’hésitez pas à me demander ou à vous tourner vers internet : Youtube est une véritable caverne d’Ali Baba en la matière !

# Clé n°5 pour se libérer du besoin de tout contrôler : s’aimer soi-même

Comme vous le savez, selon moi, l’amour est la clé de tout. Et ça commence par s’aimer soi-même.

S’aimer pour pouvoir aimer l’autre dans son individualité et dans sa différence, dans sa liberté de choix. S’aimer pour ne pas douter que, quoi qu’il arrive, on aura agit en accord avec nos valeurs. S’aimer suffisamment pour s’accorder le droit à l’erreur, à l’échec, à la faiblesse aussi parfois…

Si vous souhaitez enrayer votre besoin de contrôle, alors pourquoi ne pas commencer par vous ? Développez plutôt votre bienveillance et votre tolérance. Parlez-vous comme si vous vous adressiez à votre meilleur(e) ami(e). Encouragez-vous et félicitez-vous pour tous vos progrès.

Si vous appliquez toutes ces clés, vous constaterez rapidement que votre façon de voir les choses évolue… Et donc que votre besoin de contrôle s’amenuise !

« Aimer, c’est perdre le contrôle »

Paulo Coelho
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