Comment parvenir à dépasser la rancune ? Découvrez 3 exercices très simples pour ne plus la laisser vous gâcher la vie !

Dépasser sa rancune : ces maux qu’on ne dit pas

Une vieille rancune vous parasite ? Vous avez la sensation de ne pas parvenir à tourner la page ? Voire même, vous n’en avez pas du tout envie ?

Il y a peut-être une chose que vous oubliez dans l’histoire… Vous-même. En effet, en restant en colère contre quelqu’un, c’est vous-même que vous risquez de faire souffrir. Pourquoi ? Parce que tout ce que vous n’exprimez pas est comme un mal qui vous ronge de l’intérieur et qui peut finir par faire de gros dégâts (tant sur le plan physique qu’émotionnel).

Dans cet article, je vous propose donc de faire le point sur vous-même, sur ces rancœurs que vous ne parvenez pas à dépasser, pour enfin vous en libérer !

Vous y découvrirez :

  • Une brève définition de ce qu’est la rancune ;
  • Ses effets potentiels sur votre santé ;
  • Le pouvoir libérateur du pardon ;
  • Ainsi que 3 exercices à essayer pour aller de l’avant !

1. Définition de la rancune : en bref…

Mon but n’étant pas de rivaliser avec les dictionnaires, je ne vais pas m’étendre outre mesure sur la définition « stricto sensu » du mot rancune. Vous pouvez en trouver tout un tas d’exemples sur le net (ou dans un bon vieux dico papier s’il en existe encore).

Pour faire simple, vous en voulez à quelqu’un parce qu’il ou elle vous a blessé(e).

# La rancune extériorisée

Le premier type de rancune est une rancune que je qualifierai d’extériorisée. Ce peut être le cas si:

  • La personne vous a causé du tort de façon volontaire : il s’agit alors d’un acte malveillant et votre besoin de justice révèle alors un désir de vengeance.
  • Une de vos valeurs a été bafouée : auquel cas la douleur peut être trop violente et engendrer un ressentiment trop important.
  • L’un(e) de vos proches a été blessé(e) : le mal ne vous concerne pas directement, pourtant il peut être très difficile de prendre du recul…

Dans chacune de ces situations, le mal a un côté « avéré ». Vous souffrez et il ne vous est pas difficile de cristalliser ce mal sur une personne qui en devient totalement responsable. En général, il n’y a pas vraiment de tabou autour de ce genre de rancune, au contraire, elle peut même s’exprimer très facilement.

# La rancune intériorisée

La rancune intériorisée est beaucoup plus insidieuse, car elle agit comme une blessure qui n’apparaitrait pas au grand jour. Une hémorragie interne dont les dégâts, bien qu’invisibles dans un premier temps, n’en seraient pas moins importants.

Ce genre de blessures se constate généralement dans le cadre de vos relations proches : parents, couple, enfants, fratries, voire ami(e)s proches.

Ici, le mal causé ne l’est pas toujours de façon volontaire, c’est même généralement l’inverse.

Ce type de rancune peut-être difficile à extérioriser pour deux raisons principales :

  • Les liens affectifs que vous entretenez avec la personne ciblée : cette personne a une place importance dans votre vie et vous préférez faire comme si de rien n’était ;
  • Vous ressentez une forme de culpabilité : soit parce que vous avez laissé trop de place à l’autre, que vous n’avez rien vu venir, soit parce que vous pensez mériter ce qui vous arrive.

Dans ce genre de situation, la vengeance n’a pas toujours de place.

2. Les effets négatifs de la rancune

Quel que soit le type de rancune que vous entretenez, il est important de prendre conscience du fait que celle-ci peut avoir des effets négatifs sur votre bien-être.

Vous vous demandez comment ? Eh bien tout simplement parce que tout ce que vous n’exprimez pas, tout ce que vous gardez en vous, va s’exprimer d’une autre façon : par le biais de votre corps.

La question n’est plus à démontrer, les grands pontes du développement personnel ont pu se pencher sur cette question et mettre en avant les liens entre vos émotions/blessures… et votre état de santé. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite notamment à découvrir Lise Bourbeau ou encore Louise L. Hay.

Ainsi donc, en refusant (consciemment ou non) de lâcher prise sur cette rancune, elle risque de nuire à votre état de santé.

3. Le pouvoir libérateur du pardon

Si la rancune semble tenace, en vérité, il peut être très simple de la dépasser. Mais pour cela, il faut prendre conscience de l’effet salvateur du pardon.

Pourquoi n’arrivons-nous pas à pardonner ?

En général, il y a deux raisons principales.

# Pardon et rancune extériorisée

Si vous en voulez ouvertement à quelqu’un, il est possible que vous ayez du mal à accepter l’idée de passer à autre chose. Pourquoi ? Parce que certaines valeurs vont ici entrer en jeu :

  • Justice
  • Fierté
  • Orgueil
  • Honneur
  • Etc…

Pour parvenir à lâcher prise sur votre rancune, il vous appartiendra donc de travailler en premier lieu sur vos blessures et vos croyances limitantes

# Pardon et rancune intériorisée

Dans le cadre d’une rancune intériorisée, le double effet kisskool peut consister à vous définir par l’événement blessant qui l’a engendré.

Qu’est-ce que cela signifie ? Parce que j’avoue que ma phrase n’était peut-être pas simple…

Eh bien, cela signifie tout simplement que cette rancune fait partie intégrante de qui vous êtes devenu(e). Rien de bien étonnant, alors, que vous ne parveniez pas à prendre de recul par rapport à celui-ci, ni même à pardonner à l’autre. En effet, parvenir à lui pardonner reviendrait à remettre en question toutes les histoires que vous vous racontez sur vous-même depuis… parfois votre plus tendre enfance !

Par chance, il s’agit là d’une fausse croyance et non pas d’une vérité absolue ! Développer sa connaissance de soi et comprendre comment s’aimer soi-même peuvent être d’excellents moyens d’avancer !

4. Dépasser la rancune : 3 idées à tester !

Les 3 exercices que je vous invite à découvrir à présent ont toute leur place dans le cadre d’une rancune intériorisée.

# Exercice n°1 – exprimez vos émotions négatives

Le premier exercice que je vous propose d’expérimenter pour vous libérer de votre rancune est inspiré de celui de John Gray. Il s’agit de laisser vos émotions vous « déborder » l’espace de quelques minutes en suivant un schéma précis à savoir :

  • Colère et rancune : « Je t’en veux, je suis énervé(e) parce que… »
  • Tristesse : « ça m’a fait mal parce que…« 
  • Peur : « j’ai peur/j’ai eu peur parce que... »
  • Culpabilité : « je m’en veux parce que…« 
  • Et enfin Amour : »je t’aime parce que…« 

Cet exercice vous permet de vous reconnecter avec ce qui compte vraiment, à savoir l’amour que vous portez à l’autre (et à vous-même cela dit en passant).

Pour chaque étape, vous avez le droit de crier, de pleurer, de taper dans un coussin… Bref, extériorisez ce que vous ressentez et laissez-vous porter. Cet exercice est généralement plus fort lorsqu’il est réalisé à 2 (pas nécessairement la personne ciblée, quoi que ce puisse être un plus).

# Exercice n°2 – la visualisation

Le deuxième exercice est proposé par Louise L Hay. Il s’agit ici de procéder à une visualisation de la personne contre laquelle votre rancune s’exprime. Tout d’abord, en la voyant telle qu’elle est aujourd’hui, puis en la visualisant « enfant ».

Cela vous permet de prendre du recul sur l’idée que l’autre n’est, finalement, rien de plus qu’un(e) enfant blessé(e) qui (ré)agit de la seule façon qu’il/elle connaisse.

La dernière étape consiste à vous visualiser également dans cette scène et à enlacer l’enfant qui vous fait face.

# Exercice n°3 – Trouver l’intention positive

Le dernier exercice, issue de la psychologie positive, consiste à retrouver l’intention positive dans ce que vous reprochez à l’autre. En fait, l’idée est assez simple : l’autre vous aime, il/elle n’est juste pas toujours « doué(e) » pour vous le montrer. Alors au-delà du fait qui vous a blessé, essayez de vous demander : quelle est l’intention positive qui se cachait derrière cet acte ?

Et bien sur, si vous souhaitez être accompagné(e) dans ce cheminement, vous pouvez également solliciter une séance de coaching offerte en cliquant ici !

« Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez.« 

Bouddha
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