Comment développer sa résilience ? Comment surmonter des événements difficiles ? Je vous dit tout dans cet article !

Développer sa résilience : oui mais comment ?

Comment développer sa résilience ? Voilà le sujet que j’ai décidé de traiter cette semaine !

Personnellement, j’ai mis du temps à découvrir ce mot. Cette compétence. Et pourtant, elle fait partie de mes points forts. Pas que je l’ai prémédité, parlons plutôt d’instinct de survie. J’avais le choix entre m’effondrer ou devenir résiliente… Et j’ai choisi la deuxième option.

Tout du moins, ce sont les seuls choix qui semblaient s’offrir à moi à l’époque. Aujourd’hui, j’ai pris conscience que d’autres personnes dans ma situation auraient pu choisir de se battre, de se défendre. Mais le combat n’a jamais vraiment fait partie de mes options.

Pour cet article, j’ai choisi d’utiliser un point de vue très personnel. Après tout, je ne me retrouve pas dans la posture de Mme je sais tout. Je préfère m’adresser à vous comme une amie qui partagerait ses idées. Si le ton employé ne vous convient pas, je m’en excuse par avance…

C’est quoi la résilience ?

Avant d’aller plus loin, parlons de ce qu’est la résilience. Le dictionnaire Larousse énonce la définition suivante :

Aptitude d’un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques.

Personnellement, lorsque je parle de résilience aux magnifiques femmes que j’accompagne, je leur dis qu’il s’agit de notre capacité à rebondir. Entendu ici que rebondir signifie « se remettre de », « se relever ». Et c’est une capacité très importante, parce que la vie peut parfois être difficile. Mauvaise nouvelle, deuil, accident, violences… Autant d’événements qui peuvent nous laisser sur le carreau. La résilience ne nous évite pas de tomber, de nous écrouler. En revanche, être résilient.e signifie que nous ne resterons pas au sol bien longtemps…

Comment j’ai pu développer ma résilience

Vous le savez surement si vous me suivez depuis quelques temps maintenant, lorsque j’étais plus jeune j’étais loin d’être heureuse. Je dis parfois que je n’étais ni heureuse, ni malheureuse. Mais la vérité, c’est que je m’étais accoutumée à me sentir mal.

Je pleurais souvent. Je couchais mes états d’âme dans les multiples carnets qui me servaient de journal intime. Faisant semblant de m’adresser à une amie et trouvant ainsi un moyen d’alléger ce que je pouvais ressentir.

Durant ces années, je me souviens m’être retrouvée, par moments, dans une obscurité presque totale. La détresse dans laquelle je me trouvais, l’impression que mon histoire ne pourrait jamais s’arranger, que je n’aurais pas de happy end dans ce monde si sombre et si différent de moi… Tout ce mal-être m’a conduite à prendre un jour une grande décision : ne plus plonger. Ne plus m’effondrer et me confronter à la difficulté de remonter.

Parce que c’était dur. J’avais touché le fond de la piscine et au moment de prendre une nouvelle bouffée d’air je décidais : plus jamais ça.

J’ai alors commencé à faire deux chose : me fermer à mes émotions et développer ma résilience…

Développer sa résilience ou l’art de moins souffrir

Vous l’avez compris, développer ma résilience était impératif pour moi. Parce que je n’avais pas appris à me défendre. Je n’avais pas appris à me battre. J’avais seulement appris à être discrète et sage comme une image. Et face à mon sentiment d’impuissance, comprendre que j’avais le choix, de rester mal ou d’avancer, a été une sacré révélation !

Au fil des ans, je me suis révoltée en cachette, sans jamais laisser mes émotions me déborder et choisissant de lâcher prise face aux situations que je n’avais pas le pouvoir de changer de toute façon. J’aimais bien me définir comme une rebelle au vu du flot d’émotions qui me submergeaient face à l’injustice ou à la souffrance d’autres personnes… Mais en vérité, je me sentais lâche et fragile de ne pas lutter davantage.

Je crois que le paroxysme a été atteint lors de l’avant dernière urgence que j’avais eu à traiter en tant qu’assistante sociale : m’occuper d’une petite fille de 10 ans victime d’abus sexuels. J’ai choisi de quitter la fonction publique et de me réorienter suite à cela. J’avais compris que le système n’était pas adapté et, face à cette petite fille qui s’était accrochée à moi, je n’avais plus été en capacité de réguler mes émotions. Je m’en suis tellement voulue alors…

Aujourd’hui, je comprends que c’était ma façon à moi de me protéger. Et, si en l’occurrence ce n’est pas ma résilience qui m’avait poussée à partir, c’est grâce à elle que j’ai pu immédiatement rebondir et poursuivre ma vie en faisant de cette anecdote une force pour reprendre ma vie en mains. Je ne vous mentirai pas, l’émotion est toujours là, mais ma résilience me permet de ne pas me laisser submerger et, au contraire, de développer mon envie de venir en aide un jour aux petites filles par le biais d’associations.

La résilience : une force douce

Au final, et cela m’aura pris énormément de temps de le comprendre, il y a différentes façons de se battre. Développer sa résilience revient, selon moi, à choisir une force douce. Parce que lâcher prise est loin d’être toujours facile. Parce que continuer à avancer peut sembler bien difficile lorsque notre monde semble s’écrouler…

Et pour y parvenir, j’ai pu m’appuyer sur les trois clés suivantes :

# S’ancrer dans le présent

La première clé consiste à revenir constamment au moment présent. Parce que dans le moment présent, tout va généralement bien. Lorsqu’on ne se sent pas bien, c’est parce qu’on sort de cette présence.

On se projette dans un avenir incertain, on anticipe des événements qui ne se produiront peut-être jamais ou même une douleur qu’on ne ressentira peut-être pas !

Ou encore on regarde en arrière. On regrette, on s’en veut, on pense à tout ce qu’on n’a plus…

Et dans tout ça, on en oublie l’instant. Prendre un moment pour souffler, laisser s’envoler ces pensées envahissantes pour se reconnecter à soi l’espace d’un instant, est parfois un moyen très simple de développer sa résilience !

# Chercher ses leçons de vie

Je vous en ai parlé la semaine passée, les leçons de vie peuvent vous permettre de développer votre résilience ! Essayer de comprendre ce que les événements difficiles vous apportent, comment ils vous aident à grandir. C’est ce que j’ai fait : j’ai compris qu’exercer comme assistante sociale ne pouvait pas me convenir et j’ai construit pas à pas un métier qui me corresponde davantage (tout en réfléchissant sur du plus long terme, même si je n’y suis pas encore).

Si vous restez bloqué.e sur le côté difficile, sur l’épreuve vécue et toute sa noirceur, alors vous aurez davantage de difficulté à vous en remettre. Alors que si vous essayez de voir la lumière dans l’obscurité, vous parviendrez plus facilement à reprendre le dessus !

# Vivre à 200% pour développer sa résilience

Mon dernier conseil est celui-ci : n’attendez jamais le bon moment. Parce que le bon moment ne sera peut-être jamais là. Si vous vivez constamment dans l’espoir qu’un jour… Alors vous risquez de réaliser un beau jour que vous êtes passé.e à côté de votre vie !

Ma dernière clé est donc celle-ci : développer sa résilience est plus facile quand on ne nourrit pas de regret. Profitez des gens que vous aimez, profitez de votre corps, profitez de tout ce que la vie a à vous offrir. Aujourd’hui. Pas demain. Parce que personne ne sait si demain arrivera un jour ! Et si tout ce qu’on a est l’instant présent, alors autant le vivre à 200% !


Et vous ? Comment parvenez-vous à surmonter des épreuves difficiles ? Pensez-vous être quelqu’un de résilient ? Répondez-moi en commentaire !

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