Comment parvenir à se libérer de nos complexes ? De la souffrance qu'ils créent ? C'est ce que vous allez découvrir dans cet article !

Lutter contre nos complexes : ode à ce corps qu’on n’a pas

Nos chers complexes… Ne serions-nous pas tellement mieux sans vous ?

Oui mais voilà, « sans vous » ça veut dire quoi ?

Est-ce que cela signifie que nous pourrions nous sentir beaucoup mieux si ces petits défauts physiques ne faisaient pas partie de nous ?

Ou alors est-ce que cela signifie que nous pourrions nous sentir mieux si on ne les considérait pas comme des défauts ?

Entre les deux, j’avoue, mon coeur balance encore parfois. Non pas parce que la réponse n’est pas évidente. Mais parce que, par moments le vague à l’âme revient encore et transporte avec lui toutes ces pensées blessantes, insécurisantes…

Nous sommes peut-être juste humain(e)s, après tout. Et l’important n’est alors pas d’être au top du top H24, mais simplement d’être en capacité de revenir à soi quand on sent que nos complexes reviennent en force…

Petit tour d’horizon de nos complexes

Non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas partir sur un récapitulatif historique, en mode « le terme complexe est apparu en l’an 704 avant J.C…. ». Même si je pense qu’on gagnerait à prendre conscience que nos complexes existent depuis fort fort longtemps, ce n’est néanmoins pas le sujet de cet article.

Non, ce qui nous importe, c’est le fait qu’ils concernent absolument tout le monde (sisi, je t’assure ce n’est pas juste toi), et que leur apparition est bien souvent externe à nous-même…

1 – Quand nos complexes sont légion

Bien souvent, on a tendance à être un peu possessif(ve) avec nos complexes, à moins que le terme ne soit plutôt élitiste…

Vous ne me croyez pas ?

Alors dites-moi, en toute honnêteté, si cette scène ne vous évoque rien.

Notre ami(e) qu’on trouve si canon nous dit quelque chose du genre : « j’en peux plus j’ai encore pris trois kilos, je me trouve horrible ».

Et dans notre esprit (oui parce qu’on n’ose pas toujours le dire à voix haute), ça répond quelque chose comme : « ouais arrête de vouloir que je te rassure, moi j’ai 15kg en trop, alors t’es trois bébé kilos ça va… »

La situation est certes schématique, mais l’idée est là. Peu importe que vous pensiez « oui mais il/elle est plus joli(e) », « oui mais il/elle a moins de raisons que moi »… Ce « oui mais » qui vous vient à l’esprit est votre décision à vous, et rien qu’à vous, de laisser entre votre ami(e) dans le clan très fermé des personnes complexées.

Maintenant, prenez une minute de pause et posez-vous la question : ce choix vous appartient-il réellement ? Mieux encore, que répondriez-vous à une personne qui vous dirait « mais toi t’as pas de raison de complexer » ?

La vérité est là, que vous estimiez que TOUTES les autres personnes en ont « le droit », ou simplement qu’elles ont une raison ou non d’être complexées, cela ne les empêchera pas de vivre la même chose que vous. Pas forcément de la même façon que vous cela étant, ni avec la même intensité, parce que nous avons tou(te)s des niveaux de résilience et d’acceptation différents. Mais absolument tout le monde a des complexes, ce n’est pas vous qui avez un problème.

Et nous allons en voir la raison dans la partie suivante…

2 – La source de nos complexes

Le problème avec nos complexes, vous l’aurez compris, c’est qu’on s’identifie à eux. En les prends de façon personnelle, internes à nous-même, alors que leur origine nous est induite par l’extérieur…

Je m’explique.

Et pour cela j’aime bien prendre l’exemple du bébé avec quelques rondeurs en trop. On ne va pas le regarder d’un œil critique, puis choisir de le mettre directement à la diète (sauf problèmes de santé bien sur, mais c’est un autre sujet). A partir de quel âge, alors, est-ce que nos petits bourrelets vont devenir un complexe ?

La réponse est simple, à partir du moment où l’on va commencer à se comparer aux autres.

Et la société ne manque pas de nous afficher la NORME partout, la beauté standard en long, en large et en travers. On sait très rapidement à quoi on est censé(e)s ressembler, ou ne pas ressembler. Au point de nous pousser à croire que l’on a un problème. Et de mettre sur le banc de touche, voire même de faire vivre une souffrance à la limite du supportable, tou(te)s celles et ceux qui s’en éloignent de trop.

J’aime l’idée que nous sommes tou(te)s lié(e)s, que l’on fait partie d’un tout. Mais ce lien ne devrait pas nous pousser à nous comparer. Au contraire, il devrait nous inciter à nous accepter davantage. Parce que nous sommes tou(te)s pareil(le)s, au fond : des enfants en quête d’amour et d’acceptation, confronté(e)s à la violence d’un univers normatif…

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Le paradoxe du complexe

Lorsqu’il s’agit de nos complexes, il y a un paradoxe qui est assez courant…

Parce que, dans certains cas, le complexe pourrait être « résolu » en prenant de nouvelles habitudes, en changeant de coupe de cheveux… Peu importe. Et là encore attention, je ne dis pas qu’il faut automatiquement chercher à gommer nos complexes. Non je dis simplement que, parfois, ce serait possible.

Et là, le paradoxe se trouve dans le fait… Qu’on ne le fait pas. On sait ce qu’on pourrait faire pour aller mieux, mais ça bloque. On n’a pas le temps, la motivation, les finances… Il y a toujours quelque chose qui coince sauf que, en vérité, la seule chose qui coince se situe au niveau de votre mental.

Et les raisons peuvent être diverses et variées, mais elles sont bien souvent liées à deux choses en particulier :

1 – La honte

Le premier point est la honte que l’on ressent et qui nous pousse, non pas à nier, mais à dissimuler au maximum nos complexes à la vue de tous. Comme si c’était une tare, on refuse que les autres puisse en avoir conscience, tout en étant persuadé(e) qu’ils ne voient que ça !

Oui mais… Bien souvent ce n’est pas le cas. Et quand ça l’est, cela peut signifier :

  • soit que l’on attire à soi ce genre de personne en émettant un certain type de vibration ;
  • soit que l’autre personne a elle-même quelque chose à gérer, mais que cela ne nous concerne pas réellement.

Les deux n’étant pas incompatibles d’ailleurs…

Ce repli sur soi va entrainer un important manque d’amour pour ce corps qui n’est pas assez bien, pas adapté…

2 – La personnification de nos complexes

Nos complexes vont alors commencer à nous définir. On est comme ça, point final.

Et vont alors commencer à apparaitre ces comportements illogiques qui nous empêchent d’aller de l’avant. Parfois, on peut même en arriver à développer certains types de compulsions, comme dans le cas de l’alimentation émotionnelle.

Dès lors que le complexe est intériorisé, il apparait très compliqué de passer au travers, soit en le « gommant », soit en l’acceptant (d’où l’intérêt de ne pas rester seul(e) pour pouvoir avancer).

Mais la vérité, c’est que NOUS NE SOMMES PAS NOS COMPLEXES. Nous avons un corps, parfait dans son imperfection, parfait dans son unicité, et nous y avons associé une image négative. Prendre conscience de cette distinction, c’est déjà faire le premier pas pour apprendre à aimer son corps…

Comment lutter contre nos complexes ?

De la même façon que l’on atteint tous nos objectifs : en avançant pas-à-pas, en modifiant notre point de vue et en prenant de nouvelles habitudes…

1 – Les complexes : une déconstruction progressive…

La première chose à garder en tête, c’est que cela ne se fera pas en un jour.

Vous n’allez pas vous réveiller demain matin et vous dire « ok c’est bon, ça y est, je kiffe mon corps ».

Vous avez parfois mis des années à intérioriser ces complexes qui vous gâchent la vie. Alors il vous faudra accepter l’idée que vous avez besoin de temps pour aller mieux. Mais accepter également l’idée que ce sera possible. Parce que, parfois, on est tellement convaincu(e) d’être ce complexe, qu’on pense qu’on ne pourra jamais se sentir bien dans son corps.

Si vous souhaitez avancer dans ce sens, n’hésitez pas à rejoindre le groupe facebook privé « My Body Call » (A noter : le groupe est réservé aux femmes !). Parfois, pouvoir être soutenue par des personnes qui vivent ou ont vécu la même chose que vous, par une communauté, peut être un sacré coup de pouce !

2 – Apprendre à changer de point de vue sur nos complexes

Le deuxième point consiste à changer de point de vue. A prendre progressivement de la distance par rapport à vos complexes.

Vous pouvez, par exemple, à chaque fois que vous « repérez » un de vos défauts physiques (en mode sniper super entrainé(e)), prendre une profonde inspiration et vous répéter une affirmation positive, un mantra, qui repositionnerait votre focus sur le positif (n’hésitez pas à me contacter pour que l’on définisse ensemble cette affirmation si vous n’y parvenez pas).

De même, exercice très intéressant, lorsque vous repérer un défaut physique chez quelqu’un d’autre, vous pouvez vous auto-recadrer : ce n’est pas cette personne qui a un problème, c’est votre regard qui l’assimile à un problème. Si vous jugez les autres personnes (et on le fait parfois plus souvent qu’on ne le voudrait), alors forcément vous renforcerez votre crainte d’être jugé(e).

3 – Prendre de nouvelles habitudes

A vous de déterminer comment vous allez vous y prendre, mais. il peut s’agir d’habitudes qui vont vous permettre de :

  • Ne plus vous cacher ;
  • Passer à l’action pour atteindre les objectifs qui seraient éventuellement atteignables (activité sportive par exemple, soins du corps…) ;
  • Exprimer à votre corps tout l’amour qu’il mérite.

« Lorsque tu croiras en toi, tu sauras comment vivre heureux. Lorsque tu croiras en ta valeur, tu n’auras plus besoin du regard approbatif de l’autre afin de te sentir précieux.  »

Charlotte Saintonge
2 Comments
  • Joelle Pussacq
    Posted at 05:59h, 21 octobre Répondre

    Bravo pour cet article. Nos complexes font de nous des personnes uniques, c’est souvent ce Qui est attirant. La plupart du temps.ps quand nous les gommons ou essayons, nous rejoignons le groupe de la normalité, sans saveur.

    • Vivie_Cortes_34690
      Posted at 15:48h, 21 octobre Répondre

      Merci beaucoup pour ton message Joelle. 🙂
      Et oui, tu as totalement raison.

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